
Il s'est fait pire, argumenteront certains, magnanimes. Vrai que les manufactures hollywoodiennes crachent abondamment de ces choses indigestes qui passent pour «des films pop-corn sans autre prétention que celle de divertir.» Encore faut-il que ces produits soient divertissants, justement.
Or Alien VS Predator: Requiem (titre pompeux pour ne pas dire pompier) distille l'ennui ordinaire d'un démo de jeu vidéo. On passerait l'éponge sur cette saleté s'il s'agissait d'une modeste série B fabriquée par quelques artisans d'une firme fauchée. AVP: Requiem est un gros tas de luxe, bien fumant. À côté, le Transformers de Michael Bay passe pour un poème surréaliste.
Voici le topo: par un hasard extraordinaire, les teigneuses créatures extraterrestres rivales se retrouvent sur Terre, non pas au Gabon ou en Nouvelle-Écosse évidemment, mais dans cette sempiternelle banlieue américaine proprette et peuplée de parvenus probablement protestants. Ces monstres de l'espace n'ont qu'un but: tuer. Comme les amateurs de cinéma fantastique le savent, les «Aliens», semblables à des insectes géants, sont mus par l'instinct de procréation. Les «Predators», plus cultivés (ils prennent tout de même la peine de s'habiller avant de sortir) sont des chasseurs raffinés adeptes des technologies de pointe. Les deux races de gros légumes s'affronteront donc sur ce ring improvisé qu'est le village typique, et leur lutte sans merci causera beaucoup de dommages collatéraux.
Écrit par monsieur Aleksi K. Lepage de La Presse
Or Alien VS Predator: Requiem (titre pompeux pour ne pas dire pompier) distille l'ennui ordinaire d'un démo de jeu vidéo. On passerait l'éponge sur cette saleté s'il s'agissait d'une modeste série B fabriquée par quelques artisans d'une firme fauchée. AVP: Requiem est un gros tas de luxe, bien fumant. À côté, le Transformers de Michael Bay passe pour un poème surréaliste.
Voici le topo: par un hasard extraordinaire, les teigneuses créatures extraterrestres rivales se retrouvent sur Terre, non pas au Gabon ou en Nouvelle-Écosse évidemment, mais dans cette sempiternelle banlieue américaine proprette et peuplée de parvenus probablement protestants. Ces monstres de l'espace n'ont qu'un but: tuer. Comme les amateurs de cinéma fantastique le savent, les «Aliens», semblables à des insectes géants, sont mus par l'instinct de procréation. Les «Predators», plus cultivés (ils prennent tout de même la peine de s'habiller avant de sortir) sont des chasseurs raffinés adeptes des technologies de pointe. Les deux races de gros légumes s'affronteront donc sur ce ring improvisé qu'est le village typique, et leur lutte sans merci causera beaucoup de dommages collatéraux.
Écrit par monsieur Aleksi K. Lepage de La Presse

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